De la Méditerranée aux Antilles par la route des alizés. Une simulation de programme à bord d'un Outremer 45 en copropriété : quatre semaines, deux escales, un océan.

Utilisez les boutons pour agrandir la carte. L'itinéraire est réel, mais l'échelle prend quelques libertés : ne vous y fiez pas pour naviguer.
Du Cap-Vert à la Guadeloupe, 2 100 milles sans escale possible. Douze à dix-huit jours selon le bateau et le vent. C'est la route des alizés : vent portant établi de secteur est, entre 15 et 25 nœuds, mer formée mais régulière.
Le rythme change complètement. On ne compte plus en heures mais en quarts, en repas, en changements de voile. Les premiers jours, on cherche encore le réseau par réflexe. Puis quelque chose lâche, et le temps se met à passer autrement.
Départ des Canaries entre novembre et février. Avant novembre, la saison cyclonique n'est pas terminée aux Antilles. Après février, l'alizé faiblit. La fenêtre idéale se situe fin novembre à mi-janvier.
Quatre à six personnes permettent des quarts confortables. En copropriété, la transatlantique se fait en équipage commun : c'est une navigation qui se partage, et elle ne compte pas dans les semaines individuelles.
Eau, énergie, vivres pour trois semaines sans escale. Dessalinisateur, panneaux solaires, réserves. C'est précisément ce pour quoi un catamaran de voyage de catégorie A est conçu.
Une transatlantique en place d'équipier sur un convoyage professionnel coûte entre 2 500 et 4 500 € — avec un équipage qu'on ne choisit pas, sur un bateau qu'on ne connaît pas, et un rôle limité aux quarts.
Sur votre propre bateau, c'est votre équipage, votre rythme, vos décisions. Et cela ne coûte que l'avitaillement.